Le travail des sols viticoles

Le travail des sols viticoles est redevenu important ces dernières décennies pour pratiquer une viticulture plus naturelle. Ces sols sont, en général, travaillés trois fois par an. Le plus gros du travail se fait en été pour décompacter la terre et enlever les mauvaises herbes. Simultanément au travail d’une décavaillonneuse, des petites charrues passent entre les rangs de vigne pour soulever la terre afin de l’aérer et permettre ainsi à faire venir de l’azote.

Comprendre le travail des sols viticoles

Pendant des décennies, les vignerons éliminaient l’herbe des sols viticoles avec des herbicides. Ces produits chimiques détruisaient les herbes, mais aussi des micro-organismes en symbiose avec la vie du sol. Depuis quelques années, les viticulteurs sont revenus au désherbage mécanique afin d’améliorer l’aération des sols viticoles sans utiliser de produits toxiques. Il sert particulièrement à aérer cette terre et l’aide à favoriser sa structure physique et de permettre à l’eau de mieux s’infiltrer pour mieux alimenter la vigne. Les racines superficielles des ceps sont aussi coupées pour aider les pieds à mieux s’enraciner. Ces simples gestes suffisent à améliorer grandement la qualité du raisin et donc du vin. En tout cas, c’est ce que l’on pourrait croire.

Les scientifiques pensent que cette technique n’améliorer pas la qualité du vin, mais permet uniquement moins de pollution du fait que les herbicides ne soient plus utilisés. Dans le sud-ouest, les cépages utilisés pour les vins rouges sont essentiellement le merlot, le cabernet sauvignon, le cabernet franc, le côt malbec, le duras, le tannat et le négrette. Les sols sont argilo-calcaires et constitués de sables fauves, galets, argiles ou sont encore calcaires gréseux. Ainsi, la composition des sols viticoles et les cépages sont deux facteurs essentiels sur l’influence de la qualité et de la maturation des raisins qui rendront les propriétés des vins en découlant. La formation des sols viticoles est donc très importante pour obtenir des vins de qualité. Ils sont composés de matière organique déposée en surface par les animaux et les végétaux qui ont été transformés en humus et forment des couches homogènes se nommant l’horizon. Le sous-sol et le sol des terres viticoles sont donc d’une importance primordiale. Si ces couches sont trop altérées par des produits chimiques ou par une altération physique due aux divers passages d’engins, la qualité du raisin risque d’en souffrir. Il faut savoir que les appellations viticoles tiennent compte des différentes variations.

Les avantages de travailler des sols viticoles

Il existe certains avantages de travailler les sols viticoles. Le premier consiste à ne plus utiliser d’herbicides composés de produits chimiques toxiques et donc mauvais pour l’être humain. Le second réside dans le coût moins élevé en utilisant une agriculture composée uniquement de main-d’œuvre. Le plus important réside dans le fait que la vigne a besoin d’une quantité d’azote suffisant pour bien se développer. Il faut savoir que l’azote est l’un des plus importants constituants des plantes, car il est l’un des composants des acides aminés, des acides nucléiques, de la chlorophylle et des hormones de croissance naturelles. Un hectare de vigne a besoin de 20 à 30 kg d’azote par an. Il est donc très important de débourrer le sol viticole au printemps pour l’aérer et entretenir l’enherbement pour que le sol puisse modifier sa fourniture d’azote. Ainsi traité, un même hectare peut fournir un rendement de deux fois supérieur si des apports d’amendements organiques lui sont apportés.

Les limites du travail des sols viticoles

Bien que nécessaire pour aérer les sols viticoles, le travail de ces sols reste difficile à mettre en œuvre. En effet, il ne faut pas les labourer de façon trop profonde pour ne pas en bouleverser la composition naturelle. Parallèlement, si ce travail des sols viticoles est mal fait, il risque d’augmenter les risques d’érosion sur les coteaux quand il se met à pleuvoir assez fort notamment pendant les orages violents. Ce travail du sol trop intensif pourrait devenir un ennemi de la vigne dans les années à venir et même risque d’être le générateur de la mort de toutes les agricultures.

Faudra-t-il cesser de travailler les sols viticoles ?

Dans les années à venir, les professionnels viticoles reconnaissent qu’il faudra stopper de travailler les sols viticoles. Certains préconisent déjà de commencer par l’implantation d’arbres dans les vignes pour restaurer la qualité des sols viticoles appauvris et surtout leur apporter une ressource en eau supérieure. Ce travail des sols viticoles lorsqu’il est répété devient un générateur d’appauvrissement de la terre. Il cause l’érosion et a pour effet d’empêcher le stockage du carbone nécessaire pour indexer l’eau de manière organique.

Il est prouvé aujourd’hui qu’à chaque fois qu’un outil est passé dans la terre, le sol en souffre, car le travail des vers de terre est cassé. Ces derniers génèrent le cycle de l’azote par leur tube digestif. Le travail de ces vers est aussi de faire de nombreux tunnels qui permettent aux plantes de laisser passer leurs racines et donc de se fixer en profondeur. En touchant les trois premiers centimètres des sols viticoles, les galeries formées par les vers de terre sont détruites. Arrêter ou reconsidérer l’approche du travail des sols viticoles permettrait de se prémunir contre l’apparition d’une terre appauvrie et ainsi d’avoir des plantes en bonne santé qui bénéficient d’une captation naturelle optimisée des éléments nutritifs nécessaires à son bon développement et à la croissance de fruits de grande qualité.